Cours & Stages théâtre

« En construisant un personnage l’acteur ne doit pas se reposer sur la « psychologie » mais sur ce que l’acteur fait, comment il interagit avec les autres personnages et comment eux le perçoivent» (Bertolt BRECHT).

robert-cordier-marivaux

LE TRAVAIL/ THE WORK

  • L ‘analyse active – sur pieds – de la chaîne d’évènements du texte
  • L’écoute active
  • Saisir et définir vos relations avec l’autre
  • Le chemin logique d’accès au rôle de Stanislavski
  • Savoir ne jamais manipuler ni faire joujou avec vos émotions
  • La communication verbale et gestuelle : Vouloir Faire Sentir

En un premier temps notre enseignement embrasse les aptitudes et les notions de base du jeu de l’acteur : ( travail corporel, voix, concentration, compréhension du conflit dramatique, l’action verbale et physique, dialogue, monologue, scène, personnage, atmosphère,circonstances données, interaction avec les partenaires, jeu avec des objets imaginaires, buts et obstacles, etc..)

En suite, il couvre les habiletés et aptitudes de jeu nécessaires à la compréhension de l’auteur. Savoir préparer la scène et activer en soi le personnage (analyse du texte, action collective, styles, spécificités artistiques de l’auteur). Oser des choix de jeu qui excitent les muscles et engagent l’imagination de l’acteur.

  « Notre travail est d’étudier les actions, de les analyser, de découvrir leur anatomie, leur épine dorsale. Quand nous étudions un script, nous essayons de trouver quelles actions il exige de notre part. Quand nous exécutons ces actions – que ce soit ‘enseigner’ ou ‘apprendre’ ou ‘ s’échapper’ ou  ‘prier’ – nous communiquons la nature de l’action au public. Si nous exécutons réellement ces actions, nous n’avons pas à nous inquiéter à propos dacting. Si nous faisons actuellement quelque chose, nous n’avons pas à nous inquiéter de tricher » (Stella ADLER).

lorenzo

LUCIEN GUITRY

Lucien Guitry disait: « J’ai trois spectateurs. Un qui est sourd comme un tapis, un autre aveugle comme une taupe, et le dernier intelligent plus que personne au monde, fin, sensible, spirituel au-delà de toute attente… Seulement il ne comprenne pas un mot de français. » Il s’agissait pour lui de convaincre les trois. Et il y parvenait, tenant compte toujours des particularités de chacun. Son visage exprimait tout ce que le sourd n’entendait pas, ses intonations s’adressaient à l’aveugle, et son jeu traduisait tout ce que l’étranger pouvait ne pas saisir (Sacha GUITRY).

 Pour moi l’élément le plus important chez Stanislavski, comme chez Sudakov ou Rappaport, est la réalité du faire. Un acteur dont le métier est fermement enraciné dans l’habileté de vivre sincèrement, ce qui sous-entend de faire sincèrement, dans les circonstances imaginaires de la pièce peut jouer dans n’importe quel style. L’acteur entraîné à la méthode Stanislavski n’est en aucun sens limité au style naturaliste.

            De quoi a-t-il besoin de plus que ce qu’il a aujourd’hui ? Un corps aussi flexible que celui d’un gymnaste, une voix aussi malléable et facile à émouvoir que celle d’un chanteur, mais, s’il vous plaît, qui n’est pas employée comme à l’opéra ; et un metteur en scène sachant comprendre et communiquer la manière de vivre qui donna naissance à la pièce et détermina son style.

« Le Style est une façon de vivre » (Sanford MEISNER).